Tosaka
Tousaka mimasaka
(Japon)





To sa ka (noire, 2 croches)
Mi ma sa ka (4 croches)
O ka sa ka (4 croches)
To gué ni (noire, 2 croches)
Ki tsou né ga (4 croches)
té i té (4 croches)
Tep po ni (noire, 2 croches)
U ta ré té (4 croches)
I ta ka tan (4 croches)
(noire, soupir)
(En gras, l’accent tonique.)


C'est l'histoire d'un renard qui s'est endormi sur le chemin de la colline...

Cette composition est l'œuvre de Ko Matsushita (chef de chœur et compositeur japonais)




« Tousaka Mimasaka » est une mélodie traditionnelle des zones rurales du japon où les traditions restent très vivantes contrairement aux zones urbanisées. Dans les grandes métropoles, en effet, les enfants chantent très peu de chants traditionnels du fait d’un mode de vie extrêmement américanisé.

Dans « Tousaka Mimasaka », il n'y a que deux notes conjointes dans chaque mesure, sur un rythme à deux temps, en noires ou en croches. (mis à part les « bê » à la fin du morceau, non conjointes).

Dans les morceaux traditionnels japonais, lorsqu'il n'y a que deux notes, cela se termine généralement sur la note la plus haute ou celle du milieu, alors qu'en Occident, on finit plus souvent sur la note la plus basse. (ex : i ta ka tan bé : « bé » est toujours la note la plus haute de la portée pour toutes les voix).

Cette particularité est très significative de la différence entre les chants d’Orient et d’Occident, entre autres.

Une autre caractéristique de la musique traditionnelle japonaise porte sur le rythme ou plus exactement sur l’accent qui se situe toujours sur le 1er temps de la mesure.

Tousaka (à noter que tou se prononce to)est un chant en canon où toutes les voix commencent à l’unisson pour se diviser ensuite par deux, par trois, etc. et à la fin avec des variantes dans la rythmique chez les sopranes et les mezzos qui chantent sur un rythme composé uniquement de noires pendant que les autres voix continuent la rythmique initiale.